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quotidiennes XXXVII (14/s25)

_« Il faut porter ses efforts sur ceci : embrasser le champ du présent. »
(Michel Vinaver, dans son journal daté du 26 avril 1946, cité par Simon Chemama dans sa note liminaire à la correspondance entre Vinaver et Camus) [1]
#montreuil #lecturedujour #vinaver #camus #correspondance #larche

 
 

_street art / street hair (Angela Davis par kroma) [2]
#montreuil #ruedesmessiers

 
 

_un immeuble sur le toit du marché [3]
#montreuil #croixdechavaux #placedumarché

 
 

_moi non plus
#montreuil #expo #116

 
 

_jour de fête [4]
#montreuil #40

 
 

_une pensée pour les remueuses & remueurs [5]
#montreuil #remuenet

 
 

_« ce lamantin se lamente, hein, papa ? » [6]
#paris #zoodevincennes

 
 


_Photos : Montreuil, Paris (16-22 juin 2014)
 
_Le projet de GRAINS D’INSTANTS est de remonter le temps en images à partir du 18 avril 2012 où j’ai posté mon premier instantané sur le réseau social Instagram, en reprenant ou en modifiant les légendes et, en suivant son évolution, de voir ce que peut créer ce décalage spatio-temporel. Pour en savoir plus sur cette rubrique, suivez ce lien.

 

écrit ou proposé par Christophe Grossi - @christogrossi
BY-NC-SA (site sous licence Creative Commons BY-NC-SA)
première mise en ligne et dernière modification le dimanche 13 décembre 2015


[1C. et moi travaillons chacun de notre côté ; vers minuit, Lapetite se réveille une première fois. À partir de ce moment-là, elle se réveillera en pleurs toutes les dix minutes ; vers deux heures, elle se met à pleurer de douleur et ne parvient plus à se rendormir ; il nous faudra la relever, lui prendre la température (nous penserons à une poussée dentaire), la soulager, puis vers trois heures et demi, C. l’allaitera ; vers quatre heures, nous nous rendormirons tous les trois dans le même lit jusqu’à ce que Legrand déboule à sept heures et demi.
Mauvaise humeur, tensions, si le plongeon est rapide, la remontée (la récupération) est plus lente, plus longue.
Au matin j’erre dans les rues avec la poussette, je croise du monde, je peine à aligner deux phrases correctes, ghost father.

[2Oublier les fuites aux fenêtres, le chantier à côté, boumboumboum, tenter une dernière relecture des Ricordi avant de rendre le jeu d’épreuves à l’éditeur qui vient dîner, marcher, Lapetite dans la poussette, lire ce que la ville a écrit la nuit dernière, lui trouver un autre visage, un espoir.

[3Lapetite se réveille plusieurs fois vers minuit puis à partir de quatre heures.
Séance de travail avec FMD jusqu’à 13 heures.
Legrand est au centre de loisirs, je le récupère à 17 heures et l’emmene à son cours de dessin, le dernier de la saison ; il me dit qu’il aimerait continuer en septembre, E. est touchée, il aura fallu presque quatre mois pour qu’il prenne confiance en lui.

[4Nous passons la journée à organiser la fête d’anniversaire. Hier, Legrand a offert un dessin à sa maman. Les courses avec Lapetite en porte-bébé : un challenge. Les invités arrivent, la maison est envahie par une flopée de gosses (au moment du repas, j’ai la soudaine impression de me retrouver à la cantine du centre de loisirs), les amis les plus proches restent tard, jusqu’à quatre heures, Lapetite dort dans notre chambre.

[5Petite nuit, voix écorchées, journée ralentie. Je ne me rends pas à la « Nuit remue », elle remuera autrement.

[6Zoo le matin jusqu’à 15 heures. Legrand : « Pourquoi tu m’as regardé parler à moi-même ? »