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la Lorraine par la vitre

 
 
Notre vie est une fiction et la mort n’existe pas derrière la vitre d’un train. Et ce qui soudain vient secouer notre épaule n’est pas un personnage enfermé dans une malle depuis la mort de son auteur mais un contrôleur qui n’a pas appris à lire sur des lèvres qui remuent à peine. On est deux, trois, vingt, on ne se compte pas, on ne compte pas pour les autres, ne comptez pas sur nous pour traduire les cris, on est tous tout seuls, le temps du voyage ou plus. Désormais c’est nous, poissons passifs, que le paysage au bout de la ligne vient de figer à vitesse grand v. Derrière la vitre, fin de la parenthèse.


_photos prises le 9 avril 2014 dans le TGV entre Strasbourg et Paris-Est

 

écrit ou proposé par Christophe Grossi - @christogrossi
BY-NC-SA (site sous licence Creative Commons BY-NC-SA)
première mise en ligne et dernière modification le jeudi 10 avril 2014