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Laurent Herrou | Avant | 19 juillet 2003

C’est une grande chance, je trouve (même si au final, les ventes et la médiatisation du livre seront certainement décevantes) d’avoir un éditeur qui vous réponde. J’ai envoyé l’adresse d’un site sur Edvard Munch à Henri en fin d’après-midi : je recherchais les tableaux sur la mort, qui m’ont à la fois fasciné et déçu. By the deathbed et Death in the sick room. Il était évident que ça ne conviendrait pas, pourtant il fallait que cela parte vers H&O, qu’ils voient : 1. que je m’intéressais à ma publication, 2. que j’avais une culture large et classique. Henri répond ce matin que la « pesanteur suffocante de Munch » ne convient pas au côté « gamin » (je le cite) de mon texte. J’en suis conscient, je suis heureux que l’homme considère ma proposition et la refuse avec des arguments honnêtes. La confiance lentement se met en place : au téléphone, nous rions, nous partageons. Nous essayons. A propos de Laura, de Dustan, il dit : on en parlera davantage ensemble de visu, si vous faites un tour sur Béziers, ou nous, sur Nice. Oui. J’espère, je réponds. Je ne sais pas à quoi je dois m’attendre, une fois le livre sorti. J’ai hâte cependant, déjà. Les échanges. Le travail. La balle est dans mon camp, c’est à moi, à présent, de m’y mettre, de confirmer le texte. La semaine devant moi qui s’ouvre, face à l’écriture. Le timing parfait pour la fracture du col radial gauche. Je m’en sors honorablement avec une seule main, et malgré un instant de panique au milieu de la nuit (mon dieu, il faut que je porte ça quinze jours !), je supporte le plâtre assez facilement. On est allé voir Charlie’s Angels II hier soir (vraiment très bien), on a enchaîné avec une pizza au resto, on s’en est sorti moitié-moitié, Jean-Pierre et moi : tu coupes la moitié, et je me démerde avec le reste. Il a demandé : ça va ? J’ai répondu que tant que c’était une affaire de bouffe, je m’en sortirais obligatoirement. Ça a fait marrer Benoît (pas en forme, cela dit).
Chaleur. La chambre. The sick room. Mon bureau. L’ordinateur.
Travailler donc…


_résidence Laurent Herrou | Avant | 19 juillet 2003

 

écrit ou proposé par Christophe Grossi - @christogrossi
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première mise en ligne et dernière modification le samedi 14 septembre 2013