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Avant de Laurent Herrou

 
 
 
Laurent Herrou est l’auteur de Laura (collection « Le Rayon », éditions Balland, 2000), Je suis un écrivain (publie.net, 2008 et publie.papier 2013), Les pièces (Emoticourt, 2012) ainsi que d’autres romans, nouvelles, carnets et récits autobiographiques publiés aux éditions H&O, EP-LA.fr, Jacques Flament et dans des revues littéraires. Il a également tenu un carnet quotidien sur le blog l’emploi du temps (2006-2010) en compagnie du photographe Jean-Pierre Paringaux avec qui il a par ailleurs publié deux textes aujourd’hui disponibles en numérique : L’emploi du temps tiré du blog éponyme (publie.net, 2008) et Bruxelles Plic Ploc (publie.net, 2010).

J’ai rencontré Laurent il y a quelques mois seulement. Je le connaissais de nom, ne l’avais pas lu. Lui non plus ne me connaissait pas, ne m’avait pas lu. Depuis notre rencontre, depuis que nous nous lisons, nous apprenons à nous connaître, échangeons et partageons mots, lectures et photos. Il y a plusieurs semaines maintenant, Laurent s’est mis à remonter l’emploi du temps. Et parce que cet emploi me plaît, parce que remonter le temps n’est pas un exercice facile, parce que j’ai une attirance pour les carnets et les journaux des écrivains, je lui ai fait une proposition : l’accueillir sur ce site, lui ouvrir la chambre d’amis, lui offrir une carte blanche sous la forme d’une résidence [1]. Il a dit oui, assez vite je crois. Aujourd’hui, à la veille de publier le premier fragment du journal de l’année 2003 de Laurent, je ne regrette pas ma proposition qui va donner à déboîtements une autre couleur, une épaisseur nouvelle en s’ouvrant à d’autres voix que la mienne, une envie que je rêvais de mettre en place lorsque j’ai ouvert ce site et qui prend forme maintenant.

Puisque Laurent remonte le temps, ni lui ni moi n’avons fixé de limites ni de contraintes : il publiera ses fragments en fonction de ses possibilités et du temps si je peux dire ça comme ça. De la même manière, sa résidence prendra fin quand elle n’aura plus de sens pour lui, dans une semaine, un mois, un an, je ne sais pas.

Bienvenue à Laurent Herrou et merci à vous qui viendrez le lire ici et en parlerez autour de vous.

Je voudrais maintenant m’effacer et laisser la place à Laurent, à sa voix et à sa photo qui accompagnera son ensemble. À demain !
 
 

 
 

« Christophe m’a dit : je suis sensible à ta remontée dans le temps.
Il n’a pas utilisé ces mots-là, je le cite de mémoire. Je reprenais l’emploi du temps sur Facebook, je faisais résonner le quotidien et le passé. Il y avait de terribles et de merveilleuses coïncidences, des phrases écrites hier que j’aurais pu écrire aujourd’hui.
Quand Christophe m’a ouvert sa Chambre d’amis, j’y ai vu l’opportunité d’y faire un travail que je repoussais depuis longtemps : remonter mon propre journal, et chercher dans les pages de ce passé-là. Une résonance. Un sens. Une vérité. Parce qu’il fallait bien commencer quelque part, j’ai tapé dix ans en arrière.
La deuxième partie de Laura, paru chez Balland en 2000 grâce à Guillaume Dustan, et qui reprenait mon journal de cette époque, s’intitule « Avant ».
C’est également le titre que je donne à ce travail. » (LH)

_photo du haut : LH par ChG, avril 2013
_photo du bas : LH, Paris, 2012

 

écrit ou proposé par Christophe Grossi - @christogrossi
BY-NC-SA (site sous licence Creative Commons BY-NC-SA)
première mise en ligne et dernière modification le lundi 13 mai 2013


[1« Tantôt, par des jours irrémédiablement mauvais, disait-on, rien que la résidence dans la maison, située au milieu d’une pluie égale et continue, avait la glissante douceur, le silence calmant, l’intérêt d’une navigation ; une autre fois, par un jour clair, en restant immobile dans mon lit, c’était laisser tourner les ombres autour de moi comme d’un tronc d’arbre. » Marcel Proust

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