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Côté face (20)

Personne ne me verra mourir. Personne n’aura le plaisir de me voir délirer et attendre la mort. Non je ne me cacherai pas quand je sentirai la mort venir. Car à qui offrir ma mort ? Voyons, soyons réalistes ! Ils voudront peut-être s’accaparer mon corps en cours de décomposition mais ils n’auront rien d’autre. Je brûlerai mon fric, mes écrits... ils ne trouveront aucune trace de mon passage. Je veux qu’on me foute la paix, être oublié. Je n’ai pas existé, je suis seulement venu faire un tour, une cure en quelque sorte mais qui a mal tourné.
Au début, je me disais que vous apprendriez ma mort dans un journal mais en y réfléchissant bien, j’ai trouvé beaucoup mieux... vous n’apprendrez pas (...) [1]

 

écrit ou proposé par Christophe Grossi - @christogrossi
BY-NC-SA (site sous licence Creative Commons BY-NC-SA)
première mise en ligne et dernière modification le vendredi 6 décembre 1991


[1la suite a disparu, les pages ont été arrachées. Cette page est également précédée d’un titre : L’Attente. Je ne sais plus à quoi il renvoie, sans doute à un projet qui a été brûlé depuis longtemps.